
Après avoir saisi les Nations unies, le réseau LAKOU lance une campagne nationale pour rendre visibles ces réalités et interpeller les responsables politiques.
18 organisations • 8 territoires • Une même voix
#JusticeClimatOutreMer #JCOM #2026
Les territoires ultramarins français sont présents sur 5 continents et 4 océans. Une présence mondiale unique.

Les territoires ultramarins représentent une part essentielle de la richesse écologique française. Pourtant, ils restent largement absents des politiques climatiques nationales.
du territoire français
de l'espace maritime français
de la biodiversité française
des récifs coralliens et lagons de la planète
des atolls mondiaux
puissance maritime mondiale
Montée des eaux, cyclones dévastateurs, sécheresses, blanchissement des coraux... Les territoires ultramarins subissent de plein fouet des impacts que le reste de la France ne fait qu'anticiper.
Les côtes reculent. Les maisons disparaissent.
Plus fréquents, plus violents, plus destructeurs.
L'eau manque. Les récoltes s'effondrent.
Les récifs meurent. Les écosystèmes s'effondrent.
À Mayotte : eau coupée 4 jours sur 5.
Les sols s'empoisonnent. Les cultures disparaissent.
Ces événements ne sont pas des accidents isolés. Ils sont le visage d'un dérèglement climatique qui s'accélère.
Ouragan Irma — Saint-Martin & Saint-Barthélemy. Vents à 360 km/h. 95% des bâtiments détruits. 136 morts. Traumatisme durable.
Cyclone Fiona — Saint-Pierre-et-Miquelon. Littoral ravagé. Premières familles contraintes de quitter leurs terres.
Tempête Fiona — Guadeloupe. Pluies torrentielles. Ruissellement massif de chlordécone. Coupures d'eau généralisées.
Sécheresse historique — Mayotte. Eau coupée jusqu'à 4 jours sur 5. Guyane : niveau du Maroni au plus bas historique.
Cyclone Chido — Mayotte. 80 à 95% des exploitations agricoles détruites. Réponse humanitaire insuffisante.
Cyclone Garance — La Réunion. Rafales à 200 km/h. 400mm de pluie. 5 morts. Dégâts majeurs.
"Le changement climatique bouleverse déjà des modes de vie entiers." — Réseau LAKOU
Le changement climatique n'est plus une menace future. Il transforme déjà le quotidien de millions de personnes.
Les Outre-mer contribuent très peu au dérèglement climatique - 1 à 2% - mais en subissent parmi les conséquences les plus importantes, tout en restant insuffisamment protégés.
Le climat ne crée pas les inégalités. Il les amplifie.
Le droit à l'eau, à la santé, au travali, à l'alimentation, au logement ou encore à l'autodétermination sont directement menacés.
Il n'y aura pas de justice climatique en France sans justice climatique dans les Outre-mer.
Chaque territoire vit le dérèglement climatique maintenant. De la Caraïbe au Pacifique, de l'Océan Indien à l'Atlantique Nord, voici ce que le changement climatique signifie concrètement pour les populations ultramarines. Dans certains bassins, notamment dans le Pacifique, ces bouleversements climatiques se superposent également à des enjeux géopolitiques et stratégiques croissants.
Guadeloupe
Martinique
Guyane
La Réunion
Mayotte
Polynésie française
Kanaky / Nouvelle-Calédonie
Wallis-et-Futuna
Saint-Martin
Saint-Barthélemy
Saint-Pierre-et-Miquelon
¾ du territoire menacé par la montée des eaux
Montée des eaux : Pointe-à-Pitre et l'aéroport menacés de submersion
Érosion côtière : Le Moule, Sainte-Anne, Saint-François perdent leur littoral
Cyclones intensifiés : Irma (2017), Fiona (2022)
Chlordécone : pesticide qui contamine sols et eaux depuis 1993
Sécheresse 2024 : déficit pluviométrique jusqu'à 70%
Sargasses : algues toxiques envahissant les côtes, gaz H₂S
61% de l'eau potable gâchée par des canalisations vétustes. 14 des 18 stations d'épuration hors service. Coût de la vie : +51% vs Hexagone.
¾ du territoire menacé de submersion
1 mètre de plage perdu par an
Érosion côtière : 1 mètre de plage perdu chaque année. Le Prêcheur : trait de côte reculé de 130m en 60 ans
Montée des eaux : 13 communes exposées au recul du trait de côte
Chlordécone : sols et eaux contaminés pour des siècles. Cancers de la prostate. Femmes ouvrières agricoles en première ligne
Sargasses : invasion régulière des côtes, gaz toxiques
Sécheresse 2024 : déficit pluviométrique record de 70%
Cyclones : Irma (2017), risque croissant
Le village du Prêcheur a lancé un programme de déplacement de ses habitants vers les hauteurs. Des écoles inondées. Réseau d'eau : plus de 50% de pertes. Coût de la vie : +50% vs Hexagone.
5% de superficie perdue d'ici la fin du siècle
"Celles qui sont beaucoup plus impactées sont les femmes, les ouvrières agricoles, parce que l'eau qui est puisée dans les rivières pour laver la banane après récolte est hautement toxique par le chlordécone."
Yvon Serenus, COAADEP
La crise humanitaire climatique la plus grave de France
Cyclone Chido (2024) : 80 à 95% des exploitations agricoles détruites. 296 millions € de pertes. 7 ans pour une reprise complète
Cyclone Dikeledi : coulées de boue, inondations
Sécheresse chronique : eau coupée jusqu'à 4 jours sur 5 en 2023
Déforestation : taux égal à celui de l'Amazonie selon les experts
Montée des eaux : 3 à 5mm/an. Récifs fragilisés
Blanchissement corallien : massif depuis 1983
77% de la population vit sous le seuil de pauvreté. 29% sans accès au réseau d'eau. 93 000 personnes sans eau courante. Coût de la vie : +54% vs Hexagone. Bidonvilles en première ligne des catastrophes.
77% de pauvreté · eau coupée 4 jours sur 5
"On a pas d'eau. C'est dû au réchauffement climatique, il ne pleut plus ! On a de l'eau 2 jours par semaine. Les retenues ne sont pleines qu'à 36%, dimensionnées pour 180 000 personnes, on est 400 000."
Florent Forestier, Yes We Can Nette
La forêt amazonienne française en péril
Sécheresse historique 2023-2024 : Fleuve Maroni au niveau le plus bas jamais enregistré
Salinisation des fleuves : eau du robinet impropre à la consommation en novembre 2024. Eau en bouteille jusqu'à 8× plus chère qu'en Hexagone
Inondations et glissements de terrain : risques accrus avec les fortes pluies
Mercure : orpaillage illégal contamine les fleuves. Populations Wayana : taux 10× supérieurs aux seuils légaux
Submersion des zones basses : risque permanent pour les zones côtières
Droits des peuples autochtones : urnes funéraires révélées par la montée des eaux
53% de la population vit sous le seuil de pauvreté. Les peuples Teko, Wayana et Wayampi voient leurs modes de vie traditionnels détruits. Navigation fluviale compromise. Isolement des communautés.
Mercure 10× les seuils légaux pour les populations Wayana
"Face à l'érosion, le chef du village de Yalimapo avait planté des cocotiers le long de la côte pour retenir le sable. Les 300 habitants autochtones se sont vus contraints de déménager vers Awala."
— Yuwey Henri, nation Kalin'a Tilewuyu
Cyclone Garance : 200 km/h, 5 morts, février 2025
Cyclone Garance (février 2025) : rafales à 200 km/h, 400mm de pluie, 5 morts, dégâts majeurs Nord et Est
Cyclone Belal : état de catastrophe naturelle déclaré — mais seulement 2 communes sur 24 reconnues pour les vents cycloniques
Érosion littorale : Saint-Pierre, Saint-Denis, Saint-Gilles. Ports et routes menacés
Montée des eaux : 6mm/an - le taux le plus élevé des Outre-mer
Intensification cyclonique : le GIEC alerte sur une aggravation continue
Blanchissement corallien : épisodes en 1998, 2016, 2019
42% de la population vit sous le seuil de pauvreté. Urbanisation en zones à risque. Coût de la vie : +46% vs Hexagone. Sentiment d'abandon après les catastrophes.
6mm/an de montée des eaux — le rythme le plus élevé des Outre-mer
"J'ai été totalement stupéfait et déçu de constater que toutes les communes lourdement impactées n'étaient pas logées à la même enseigne."
Serge Hoareau, président de l'Association des maires de La Réunion
Les premiers réfugiés climatiques de la République
Tuamotu : atolls à moins de 3m d'altitude. Submersions marines régulières. Risque d'inhabitabilité
Salinisation des lentilles d'eau douce : quand la mer entre dans la nappe, toutes les plantes meurent
Sécheresse : déficit de pluie de 60% aux Tuamotu. En 2021 zéro pluie pendant toute une saison
Blanchissement corallien : épisodes graves depuis 2015 sur toutes les îles
Montée des eaux : 12mm/an dans le Pacifique Sud (étude Nature Climate Change 2014)
Tempêtes tropicales en hausse : aggravées par El Niño
Des villages entiers envisagent de se délocaliser vers Tahiti. La pêche traditionnelle se transforme en activité commerciale sous pression. L'agriculture traditionnelle (taro, uru, vanille) souffre du manque d'eau.
12mm/an de montée des eaux dans le Pacifique Sud
"C'est le summum de la violence : devoir quitter l'endroit où l'on a grandi, où l'on voulait voir nos enfants grandir."
Jason Man, président de l'association Te Motu
Le plus grand lagon du monde en danger
Blanchissement corallien : fort épisode en 2016. Lagon classé UNESCO menacé
Sécheresses prolongées : feux de brousse, érosion des sols, cycles de l'eau perturbés
Montée des eaux : déplacements internes déjà en cours (tribu de Mou à Ponérihouen)
Exploitation minière du nickel : déforestation massive, pollution des rivières, métaux lourds dans les récifs
Érosion côtière : côte Est et îles Loyauté. Familles perdant leurs maisons
Salinisation des terres agricoles
Les clans Kanak sont nés de la terre. Quitter leurs terres ancestrales est une déchirure culturelle et spirituelle profonde. La pharmacopée Kanak (plantes médicinales) devient inaccessible. Cultures vivrières (igname, taro, chou kanak) menacées.
L'INFO À RETENIR
Lagon UNESCO · blanchissement massif · déplacements internes en cours
"La montée des eaux entraîne déjà des déplacements internes. Chaque clan est né de la terre, dans un endroit particulier. L'abandonner constitue une déchirure qui peut s'avérer insupportable."
— Jérôme Bétrancourt, Nos vies, nos avis
Ouragan Irma (2017) : 360 km/h. 95% des bâtiments détruits. 136 morts. Exode massif. Stress post-traumatique collectif. Les plages disparaissent. Zones basses de plus en plus exposées.
95% des bâtiments détruits par Irma
Plages qui disparaissent. Dépendance totale aux importations alimentaires. Eau douce quasi inexistante : dessalement coûteux. Tourisme menacé par l'érosion côtière et les cyclones.
Zéro ressource en eau douce locale
Cordon dunaire de Miquelon s'érode rapidement. Cyclone Fiona (2022) : littoral ravagé. Premières familles envisageant de quitter l'île. Risque des premiers réfugiés climatiques français.
Miquelon : laboratoire de l'adaptation climatique française
Salinisation des tarodières (champs de taros). Infiltration des nappes phréatiques. Pluies torrentielles : pollution des eaux littorales. Pêche artisanale ancestrale menacée. ZEE peu surveillée.
Tarodières salinisées · Pêche ancestrale menacée
"La transgression marine constitue un risque majeur pour le futur."
— Matilite Tali, MA'ULI LELEI, Wallis
La France parmi les pays les plus touchés
Le Global Climate Risk Index 2020 classe la France au 15ᵉ rang mondial pour les impacts humains et économiques des événements météorologiques extrêmes (1999–2018).
Source : Germanwatch, Global Climate Risk Index 2020
Les Outre-mer émettent très peu de GES
L'ensemble des territoires ultramarins représente de 1 à 2 % des émissions de gaz à effet de serre mondiaux, alors qu'ils figurent parmi les territoires les plus exposés.
Source : Citepa 2025
Le niveau de la mer continue de monter
Depuis la fin du XIXᵉ siècle, le niveau moyen de la mer a déjà augmenté d'environ 20 cm. Les projections atteignent 50 cm à 1 mètre d'ici 2100.
Source : BRGM ; GIEC – AR6
Les récifs coralliens français sont menacés
Les Outre-mer français abritent près de 60 000 km² de récifs coralliens, soit environ 10 % des récifs de la planète, fortement menacés par le réchauffement des océans.
Source : Ministère de la Transition écologique – SDES
Le blanchissement des coraux atteint un record
Depuis 2023, 83,7 % des zones coralliennes mondiales ont subi des conditions favorisant le blanchissement, un record historique qui concerne directement les récifs ultramarins.
Source : NOAA, 2025 ; Le Monde, avril 2025
Le changement climatique est déjà une réalité dans les Outre-mer.
Les Outre-mer figurent parmi les territoires français les plus exposés.
Ils contribuent très peu aux émissions de gaz à effet de serre.
Le climat amplifie des vulnérabilités déjà existantes.
Les personnes les plus vulnérables (femmes ,enfants, seniors, personnes à mobilité réduite) sont les premières touchées.
Les droits humains sont directement menacés.
Les Outre-mer concentrent l'essentiel de la biodiversité française.
Les réponses publiques restent insuffisantes.
Les solutions existent déjà.
Il n'y aura pas de justice climatique sans justice pour les Outre-mer.
Florent Forestier, Président de Yes We Can Nette, Mayotte (4 mois après Chido)
Avant même qu'un cyclone, une sécheresse ou une submersion ne survienne, les populations ultramarines vivent déjà dans des conditions qui les rendent plus vulnérables. Le dérèglement climatique amplifie ces fragilités existantes.
La grande pauvreté est 5 à 15 fois plus fréquente dans les Outre-mer qu'en France hexagonale.
Source : Insee / Observatoire des inégalités
Part de la population sous le seuil de pauvreté à Mayotte · Polynésie 60 % · Guyane 53 % · La Réunion 36 % · Guadeloupe 34,5 % · Martinique 27,4 %
Source : Insee, ISPF, ISEE, IEOM
Les prix sont de 46 à 54 % plus élevés qu'en France hexagonale selon les territoires.
Source : Insee, Comparaison spatiale des prix 2022
Le nombre de dossiers de surendettement a augmenté de 20 % en un an (+49 % en deux ans). Les femmes sont particulièrement concernées : 64 % des dossiers.
Source : Banque de France
Dans plusieurs territoires, une part importante de l'eau potable est perdue avant même d'arriver aux habitants en raison du délabrement des réseaux : 63,3 % en Guadeloupe · 60 % à La Réunion · 50 % en Martinique · 34 % à Mayotte. En Guyane, environ 15 % de la population, et à Mayotte près de 30 %, ne sont toujours pas raccordés à un réseau d'eau potable. Ces fragilités rendent les territoires encore plus vulnérables aux sécheresses et aux événements climatiques extrêmes.
Source : Rapport SOIF DE JUSTICE, NAAT et partenaires - 2025
Le dérèglement climatique modifie déjà les conditions de travail. Les fortes chaleurs augmentent la pénibilité, obligent parfois à adapter les horaires et peuvent rendre certaines activités difficiles, voire impossibles aux heures les plus chaudes. Ces effets concernent de nombreux secteurs : bâtiment, agriculture, écoles, services ou activités exercées en extérieur.
Les saisons et les cycles agricoles sont de plus en plus perturbés. Pluies décalées ou irrégulières, chaleur, sécheresse et modification des périodes de floraison ou de récolte fragilisent les cultures et rendent les calendriers agricoles moins prévisibles. Cela affecte à la fois les rendements, l'alimentation locale et les pratiques agricoles et culturelles liées aux saisons.
Les catastrophes climatiques n'ont pas les mêmes conséquences partout. Lorsqu'elles frappent des territoires déjà confrontés à des inégalités sociales, à la vie chère, à des réseaux d'eau dégradés ou à des infrastructures fragiles, leurs effets sont démultipliés. Le changement climatique ne crée pas ces vulnérabilités : il les aggrave.
Jason Man, président de l'association Te Motu, Polynésie française
Les Outre-mer subissent une injustice à trois niveau.
des émissions de gaz à effet de serre mondiaux
parmi les territoires français les plus impactés par le dérèglement climatique
seulement des fonds publics nationaux pour la transition écologique, pour 80% de la biodiversité française
(sz)
Quand le climat dérègle, ce sont des droits fondamentaux qui s'effondrent.
À Mayotte : eau coupée 4 jours sur 5. En Guadeloupe : 61% de l'eau potable gâchée. En Martinique : réseau vétuste avec 50% de pertes.
Des familles quittent leurs terres sous la pression des cyclones et de la montée des eaux. Le Prêcheur (Martinique) déplace ses habitants. Les Tuamotu risquent d'être inhabitables.
Cyclone Chido : 80-95% des exploitations agricoles de Mayotte détruites. Chlordécone : alimentation locale contaminée aux Antilles.
43 000 cas de dengue en Guadeloupe et Martinique (2023). Paludisme endémique en Guyane. Sargasses : gaz H₂S toxiques. Stress post-traumatique après les cyclones.
Chlordécone : sols contaminés pour des siècles. Mercure dans les fleuves de Guyane (10× les seuils légaux). Coraux blanchis. Mangroves arrachées.
Les populations ultramarines sont souvent exclues des décisions qui les concernent directement. 0 % à la COP29, aucun négociateur de la délégation française n'était originaire des territoires ultramarins.
(Source : Réseau Action Climat, 2025.)
Vivre dans la dignité, c'est avoir de l'eau, un toit, de la nourriture, un avenir. Le dérèglement climatique menace tout cela dans des territoires déjà marqués par des inégalités historiques.
Être contraint de quitter sa terre natale ne signifie pas seulement perdre un logement. Cela peut aussi signifier perdre un territoire ancestral, des repères, des pratiques culturelles et une partie de son identité.
"Le droit à l'eau, à la santé, à l'alimentation, au logement ces droits fondamentaux sont directement menacés par le dérèglement climatique dans nos territoires."
— Réseau LAKOU, saisine des Nations unies, 2025
Restaurer les mangroves. Construire des digues adaptées. Stopper l'urbanisation en zones à risque.
Rénover les réseaux vétustes. Investir dans des infrastructures durables. Fin des coupures d'eau.
Exploiter le potentiel solaire, éolien, géothermique. Sortir de la dépendance au pétrole importé.
Soutenir l'agriculture locale. Réduire les importations. Protéger les cultures traditionnelles.
Construire des bâtiments adaptés aux cyclones. Anticiper les déplacements de population.
Consulter systématiquement les populations locales. Intégrer les savoirs traditionnels.
Augmenter les fonds dédiés aux Outre-mer. Créer un fonds spécifique d'adaptation climatique.
Reconnaître les Outre-mer comme territoires prioritaires dans les politiques climatiques nationales et internationales.
Adapter les normes, les infrastructures et les matériaux aux réalités climatiques de chaque territoire. Intégrer les savoir-faire locaux et les connaissances traditionnelles. Construire pour résister aux cyclones, aux fortes pluies, aux submersions et aux chaleurs extrêmes.
Face à l'urgence climatique, les territoires ultramarins ne peuvent plus être les oubliés des politiques publiques. Nous appelons les responsables politiques à prendre des engagements concrets pour garantir une véritable justice climatique.
Reconnaître officiellement la vulnérabilité particulière des territoires ultramarins face au dérèglement climatique, notamment liée à l’insularité, à la montée des eaux, à la fragilité des écosystèmes et à des vulnérabilités historiques et environnementales déjà existantes.
Garantir une égalité réelle de protection entre l’Hexagone et les territoires ultramarins, avec des politiques et des plans d’adaptation réellement adaptés aux réalités de chaque territoire, à leurs populations, leurs infrastructures et leurs écosystèmes.
Financer massivement l’adaptation des territoires, des infrastructures et des populations, tout en accélérant la réduction des émissions françaises et l’action sur les secteurs les plus émetteurs.
Associer pleinement les populations ultramarines aux décisions qui les concernent et garantir une véritable représentation des territoires ultramarins dans les politiques climatiques françaises, les COP et les négociations internationales.
Faire des droits humains le fondement de toutes les politiques climatiques : droit à l’eau, au logement, à la santé, à l’alimentation, à un environnement sain, mais aussi à préserver son territoire, son identité et sa culture.
Le réseau LAKOU déploie une campagne articulée autour de plusieurs actions.
Produire des contenus pédagogiques, des vidéos pour rendre visibles les réalités climatiques des territoires ultramarins.
Fédérer les organisations, les citoyens, les chercheurs et les partenaires autour d'un plaidoyer commun pour la justice climatique.
Porter nos propositions auprès des pouvoirs publics français, des institutions européennes et des Nations unies afin de faire évoluer les politiques publiques.
Mettre en lumière les témoignages des habitantes et habitants, des associations, des peuples autochtones, des jeunes, des femmes et des acteurs de terrain.
Faire entendre les réalités ultramarines lors du Sommet LAKOU 2026, de la COP31 et dans les grands débats nationaux et internationaux.
Interpeller les responsables politiques, produire des propositions concrètes et accompagner les décideurs vers des politiques climatiques plus justes.
# JusticeClimatOutreMer #JCOM

Une campagne du réseau LAKOU - 2026 · 18 organisations · Une seule voix pour la justice climatique
Outre-mer : le visage français de l'injustice climatique